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«  (…) toute personne est, dans son cœur, toujours seule avec elle-même. » (p.394)

 

 

La première chose qui m’a attirée chez ce livre, c’est son origine. Moi qui depuis plusieurs mois rêve d’aller visiter la Norvège, n’ai pas hésité à sauter sur l’occasion ! De plus, je dois avouer que la couverture ne me laisse pas indifférente et j’aime le jeu d’image qu’il y a entre celle-ci et celle du second tome : quand on les met côte à côte, on découvre le masque complet !

 

Le début se présente sous la forme d’un policier classique je dirai. Un homme important dans la société, le consul Frimann, est retrouvé assassiné le premier jour de l’an 1900. S’en suit une enquête dirigée par les inspecteurs Moland et Berstad qui aboutit quelques semaines plus tard, bien que le coupable présumé soit plus un bouc-émissaire à cette affaire qu’on veut oublier à tout prix plutôt que le vrai tueur qui, lui, est toujours en liberté. Ensuite, nous assistons à la fois à l’élaboration du chemin de fer ainsi qu’à l’arrivée du Roi dans la ville de Bergen à travers les yeux de divers personnages. Bref, l’Histoire est un élément majeur de cette saga.

 

A la lecture de ce premier tome, j’ai vite senti que l’auteur est à l’aise dans son sujet. Ses descriptions de Bergen sont telles que je m’imaginais parfaitement la ville dans tous ses détails, bien qu’au début je m’aidais beaucoup des cartes mises à disposition en début de roman. De plus, l’atmosphère se fait pressante à la nouvelle du meurtre du consul Frimann. Il faut dire que Bergen n’a pas connu énormément de cas similaires auparavant.  Quant aux personnages, il en pleut ! Bien sûr, je me suis attachée à certains d’entre eux, comme l’inspecteur Moland par exemple, qui est selon moi le portrait type de l’homme dit « moderne » : père respectable, aimant sa famille et son métier, mais ayant ses petites faiblesses… J’avoue qu’à certains moments, je me perdais parmi la montagne de personnages desservis en ce seul roman. Aussitôt qu’un fût assimilé, un autre faisait son apparition ! Et le fait que la fin de ma lecture s’est retrouvée saccadée à cause de mon examen de math à étudier et de la rentrée scolaire ne m’a pas beaucoup aidé…

 

Un seul petit bémol figure à l’horizon : le vrai meurtrier du consul n’est pas identifié. En tout cas pour ma part, car il y a un des personnages du roman qui sait de qui il s’agit mais se tait ! Bref, j’espère en découvrir plus dans le second tome !

 

En bref, ce roman est une pure merveille, que ce soit par rapport à son cadre, à son histoire ou à la manière dont il est écrit.

Je remercie évidemment très fort BIBLIOFOLIE1 (qui a donné son dernier souffle il y a peu…) et les éditions pointslogo pour cette excellente découverte livresque ! Vite que je commence le tome 2 ! 

 

Clémence.  

11 septembre 2011

 

Le Roman de Bergen : 1900 – L’Aube (Tome I)

Gunnar Staalesen

Points 2011

437 pages

Traduit par Alexis Fouillet

Titre original : 1900 Morgenrød

Première publication (en fr) en 2006 aux éditions Gaïa